Quand les robots se baladent sur des câbles

Transporter des charges lourdes sur de grandes distances dans les trois dimensions et dans des endroits de grandes hauteurs. Les robots parallèles à câbles vont être testés dans l’industrie du bâtiment et la déconstruction de sites nucléaires.

Transporter des charges lourdes sur de grandes distances dans les trois dimensions et dans des endroits de grandes hauteurs. Les robots parallèles à câbles vont être testés dans l’industrie du bâtiment et la déconstruction de sites nucléaires.

N’importe quel amateur de sport connaît les caméras tyroliennes (cablecam) qui se déplacent au-dessus des stades pour proposer des images au plus près de l’action. Il s’agit des représentants les plus connus de la discrète famille des robots parallèles à câbles (RPC). Dans l’avenir, ces robots qui permettent de transporter de lourdes charges sur de grandes distances pourraient bien faire leur apparition dans l’industrie.

C’est l’enjeu de Titanbot, lauréat de l’appel à candidatures Transfert robotique lancé dans le cadre de France 2030. Le projet est piloté par le Laboratoire des Sciences du Numérique de Nantes (LS2N), associé au LIRMM de Montpellier et à l’IRT Jules-Verne de Nantes. « Nous travaillons depuis quinze ans sur les robots parallèles à câbles. La technologie est désormais mûre pour commencer à être transférée à l’industrie », explique Stéphane Caro directeur de recherche CNRS au sein du LS2N. Si la technologie des RPC a déjà été utilisée pour nettoyer les débris contaminés dans la centrale de Tchernobyl, elle reste toutefois encore très peu répandue en dehors d’applications liées à l’audiovisuel.